L’archipel des Whitsundays est un peu le passage obligé de tout tour de l’Australie, manquer ça, c’est un peu comme aller à la Réunion et louper le volcan, ou au Mans sans acheter de rillettes.. comme vous préférez.
Direction Airlie Beach donc, point de départ des croisières vers ces quelques îles paradisiaques, ou nous essayons de ne pas nous faire plumer (merci les Loulous pour les conseils de négo). Notre choix s’est porté sur un séjour de 3 jours à bord du Waltzing Matilda, un voilier tout en bois (et polyester surtout) de 16m, un ketch pour être plus précis (2 mâts donc et l’étalage de mes connaissances en termes marins s’arrêtera la). 11 autres voyageurs a bord, Anglais et Flideuubideuuhuuuu, plus un skipper français, et son fidèle matelot/cuistot, Neo Zelandais, cool comme tous les kiwis que l’on rencontre.
Le temps est incertain au départ, mais pas mal de vent, bon pour sortir la voile, ah non, trop Est, dommage, démarre le 500 ch non de dieu ! Premier jour et déjà direction LE spot de toutes les cartes postales, WhiteHaven Beach, sable blanc farine, dégradés de bleus, bras de mer s’enroulant autour de l’ile (petit regret, WhiteHaven n’est plus accessible par bateau charter histoire de préserver un peu le site. Nous irons donc de l’autre côté de l’ile à pied.), et combinaisons intégrales ultra stretchy sexy moulantes années 70. Ah oui la saison des méduses a commencé, donc combi obligatoire si l’on veut
voir les gros poissons, pour éviter de terminer aux urgences avec assistance respiratoire après s’être pris une douche de vinaigre.
Au final ces 3 jours auront été bien fun, loin de la route, avec du repos sur le pont du bateau, plongées avec masque et tuba pour voir aller voir de plus près cette fameuse grande barrière de corail et ses habitants, balades sur ilots déserts, nuits silencieuses en mer, réveillés par les coups de vents subits de 35 noeuds (les bullets qu’ils appellent ça), et les sessions de navigation à la voile, un peu ballotés, un peu mouillés, un peu a 45 degrés par rapport a l’horizon, mais heureux !
Retour sur le plancher des kangourous et direction… nord, encore. Nous longeons toujours la côte, mais plus question de surfer, trop de monde a l’eau : méduses, crocos (oui oui nous entrons dans la zones des crocos d’eau douce et d’eau salée) et les estuaires de la zone donnent une coloration à l’eau un peu marécageuse.. les “autochtones” nous regardent passer avec le longboard sur le toit d’un air pas très
convaincu.. C’est un péchou du coin qui nous met en garde pour la première fois de la présence de nos camarades à peau de santiag et de porte monnaie. Nous sommes tranquillement en train de préparer le picnic près d’une rivière:
- Vous comptez pas vous baigner, vous êtes pas des pêcheurs ? qu’il nous demande.
Parce que je viens d’en voir un sur la rive là..
- Huuum un quoi ??
- Crocodile
- …….
- …
La suite du picnic s’est fait un peu plus rapidement que prévu, avec un de nous deux faisant le guêt pour voir si aucun copain rampant n’était dans les parages.
Au final nous n’en verrons aucun sur toute la côte nord-est malgré les multiples panneaux WARNING ! ACHTUNG! sur les plages et les rivières.. déçus, mais entiers..
Nous passons Cairns et décidons de filer vers Cape Tribulation, dernier point accessible de la côte sans véhicule tout terrain. C’est la partie du Queensland où la forêt tropicale se jette dans la mer, mangroves, insectes et animaux en tout genre (le roi des animaux du brouillon de la création, le casoar, y habite), et vans de français qui ne veulent pas payer le terrain de camping (voir le prochain post, Comment repérer des français en Australie).
Nous repartons avec la côte sur notre gauche, cap au sud, vers la campagne a l’intérieur de Cairns, où prés à vaches côtoient forêts humides, cascades, et fermes Bio Dynamiques (!?) ou acheter (ou pas) du fromage et du yahourt.
Prochain Check Point, Fraser Island pour une virée en 4×4 avec les Loulous.. Allons écraser des dingos et polluer un peu cette terre vierge !!
Ben l’écolo



























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